Flower Power

Allez hop ! Je me jette des fleurs au passage !
Puisqu’ici c’est chez moi, j’ai bien le droit d’y ajouter quelques touches de Flower Power, n’est-ce pas ? Je Feng-Shuise un peu mon blog au passage et ça ne peux pas lui faire de mal !
Non je dis ça parce que la semaine dernière j’ai eu un très beau compliment de mon formateur en anglais: H. Je n’en suis toujours pas revenue !
Alors voilà. Moi, teubée, je fais
pas la différence entre DO et HAVE comme vous le saviez déjà, en plus je prononce THE « zie »,
et ce n’est qu’une infâme infime partie des multiples bourdes que je cumule
pendant les heures de cours.
OUI MAIS. Comme à
son habitude, notre formateur très sympa et drôle soit dit en passant, ‘tiens,
j’te rends une fleur Hervé’ tape la causette à quelqu’une histoire d’évaluer
son niveau et de lui faire pratiquer l’oral. Il nous pose des questions sur nous,
et essaie de rester dans le contexte de ce dont on a envie de parler notre vie
et donc en profite pour nous faire pratiquer l’anglais tout en étant super
détendue l'entube totale.
Mardi dernier, ça tombe sur moi,
comateuse car en pleine rhinopharyngite mais j’avais fait un effort pour
assister à ce cours, les autres jours j’ai laissé tombé. Bref.
Donc il me demande mon âge. A
quel âge je me suis mariée. J’en profite pour faire une belle bourde qui fait
rire tout le monde en lui répondant « à 11 ans ». Et après avoir
papoté encore un peu il me demande quel est mon niveau scolaire. Je lui dis BEP. Et là il
me sort une espèce de « Hein ? » pas vraiment british. Il me dit
qu’il est super étonné parce que je suis vraiment douée. Moi, « ah bon ? »
toujours très british je suis son exemple, n’est ce pas. Là il me demande si
je parle d’autres langues, en enchaînant direct sur « t’inquiète, je me
doute bien que tu n’as pas appris le russe ou comme ça, mais peut être des
langues européennes, non ? » Là, je lui déballe mon plus grand
sourire et je lui sorts toute fière « bah si quand même, en autre je parle
Letton. » Sa mâchoire tombe sur son bureau non c’est une blague et il me fait « ah
wé quand même ! mais comment ça t’est venu ? ton mari est d’origine
slave ? » Donc je lui explique l’épisode humanitaire de ma maman qui
a accueilli plusieurs mois 2 jeunes lettons, Mareks et Yeva, à la maison ;
et comme ils ne parlaient pas français ni nous lettons y’a bien fallu qu’on s’apprenne
mutuellement, etc… Les cops me croient pas, me demandent de leur dire quelque
chose en letton, je suis un peu sur le cul, qu’est ce que je vais bien pouvoir
leur dire ?? Et là ça me revient comme si c’était hier : Tas ir loti
gruti tapec tas nav manu valoda. (traduction en plus j’ai pas les accents à
cause du clavier français : c’est trop dur parce que c’est pas ma langue).
Je sais pas d’où c’est sorti, je me rappelle même avoir appris à dire ça. C’est
bizarre, c’était y’a 5 ans et ça m’a fait « Chling ! » comme si
j’avais continué à pratiquer tous les jours.
En fait les langues c’est comme le vélo, ça s’oublie pas.
Sur ce, une des filles qui en
avait certainement marre de m’écouter me la péter à raconter ma vie à déclaré l’urgence
de faire une pause clopinette. On est toutes sorties et H. m’a
collé aux basques toute la pause à me poser d’autres questions et on a continué
notre conversation en rentrant en cours. Donc pendant une bonne demi-heure j’ai
été félicitée, il m’a répété je ne sais combien de fois que j’étais douée
et que quand on a un don comme ça faut pas passer à côté, qu’il faut s’en
servir, etc… Il m’a demandé ce que j’avais appris comme autres langues :
Espagnol à l’école (les profs m’ont
tous soutenus que j’avais forcément des origines espagnoles à causes de mon
accent, je sais de sources sûres que ce n’est pas le cas tout ça je l’ai pas
dit à H. bien sûr, y’a des limites au Flower Power) ;
et puis Allemand
avec la Deutsche Welle
sur le net,
Esperanto,
Russe (j’ai vite laissé tombé à cause de l’alphabet)
et
japonais sur le net aussi.
J’ai aussi très envie de me pencher sur l’Islandais
à cause du dernier National Geographic.
Bref, tout ça fait de moi
quelqu’un qui touche à tout, autodidacte, et qui ne maîtrise vraiment aucune de
toutes ces belles langues mais qui les adore chacune pour son petit je-ne-sais-quoi.
H. m’a dit
que l’important c’est pas de maîtriser, que le principal c’était de s’y
intéresser.
J’aurai aimé être chercheur dans les langues, ou simplement traducteur, malheureusement le destin semble avoir choisi une autre voie pour moi, dommage.
M’enfin, ce petit rayon de soleil
dans mon mardi après-midi m’a vraiment remis du baume au cœur, j'ai bien fait d'y aller malgré la fièvre et tout le reste remerciez-moi je suis en train de passer sur les détails bien dégueux.
Peut-être cette personne ne pensait pas un mot de ce qu’elle disait, m’en fiche, c’était comme un magnifique bouquet de fleurs.
Et toc.
Par arf, Lundi 7 Avr 2008 à 01:18 GMT+2 dans Langues (article, RSS)
des bisous





